Horacio Castellanos Moya: «Si on est écrivain, il faut toujours être prêt à en payer le prix»

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Moronga, le nouveau roman de l’écrivain salvadorien Horacio Castellanos Moya, est une intrigue criminelle à tiroirs : la violence qui hante et rattrape les personnages de fiction croise une histoire de meurtre bien réelle, et toujours pas résolue.

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« Moronga » signifie « le boudin – ou la bite » ; dans le nouveau roman d'Horacio Castellanos Moya, c'est le surnom d'un malfrat guatémaltèque, un petit brun dont la trajectoire croise celle des deux personnages principaux : un ancien combattant de la guerre civile au Salvador, José Zeledón, qui ne sait plus très bien quoi faire de lui-même sur le petit campus du Wisconsin où il s'est planqué ; un enseignant de cette même université, Erasmo Aragón, obsédé par les femmes et par ses recherches sur un poète salvadorien assassiné en 1975.