Eugenia Almeida, Patricio Pron: la nouvelle génération argentine

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Ils ont moins de 40 ans, ils sont argentins, ils ont grandi sous la dictature qui s’est achevée avant leur adolescence. À partir d’un arrêt de bus et d’un couple de passage, Eugenia Almeida – invitée du festival de Mediapart le 1er octobre – fait resurgir l’essence même du régime militaire. À partir d’un fait divers campagnard, Patricio Pron retrouve la mémoire et «élucide le passé de ses parents».

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Les fantômes ont la vie dure, les disparus reviennent toujours, d’une façon ou d'une autre. Eugenia Almeida et Patricio Pron ont certes connu la dictature militaire en Argentine, mais à hauteur d'enfants : ils sont nés, ou presque, avec elle. Et c’est dans ces années-là – environ 30 000 disparus, rappelons-le – que leurs romans s’ancrent, même si le temps, et la littérature, changent les perspectives.