«Demain est lui aussi un jour», cher Benjamin Fondane

Par

Le voici donc soudain si présent, placardé sur les murs du métro parisien, défiant de ses yeux entrouverts l'objectif qui le braque, par tous les temps et sous tous les cieux, ce « visage d'homme, tout simplement » de Benjamin Fondane. L'exposition qui lui est consacrée (jusqu'au 31 janvier 2010) au Mémorial de la Shoah, à Paris, laisse enfin espérer une appropriation au-delà d'un cercle confiné de l'œuvre de ce poète, mésestimé par ses contemporains au mitan génocide du XXe siècle.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

On entre à Livre ouvert (la majuscule initiale est imposée comme à marche forcée) dans la salle circulaire dédiée à Benjamin Fondane, au 1er étage du Mémorial de la Shoah. D'emblée, les panneaux de poèmes, de textes sur les murs, les photographies, les couvertures des livres déposés sur les vitrines, scandent une dramaturgie.