Sylvia Plath: «Mourir est un art...»

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« ... je m'y révèle exceptionnellement douée ». C'était hélas vrai. En se suicidant à 30 ans, Sylvia Plath laissait une œuvre inachevée, stupéfiante d'ampleur et d'énergie. Gallimard publie une quasi-intégrale, mise en perspective et commentée par Patricia Godi. Où l'on comprend pourquoi, presque un demi-siècle après sa mort, Plath est vénérée avec constance, étudiée dans les universités américaines. Et nous parle tant.

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La femme aux lèvres fardées, aux ongles pointus, condensé de séduction années 1950, qui orne la couverture du livre, est une Sylvia Plath possible, le temps d'une soirée sans doute. Mais le profil affirmé est tempéré par l'écran, le flou du bras spectral et fragile. Ailleurs, sur les autres photos du volume, le visage est gracieux, parfois brouillé ; il s'y entête un air d'enfance, de la candeur.