Edith Thomas (3/3). L’«honnêteté puritaine» d’une authentique résistante

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Durant ses vacances de l'été 1952, Édith Thomas entreprend de rédiger ses mémoires. Drôle d'idée chez une femme de 43 ans, qui ne cherche de surcroît pas à publier ce texte. Il ne le sera qu'un quart de siècle après son décès (Le Témoin compromis, Viviane Hamy, 1995). Que se passe-t-il en elle pour qu'elle entreprenne de tirer le bilan de sa vie ? « À quarante ans, il me semble que l’on peut faire le point et entrevoir en pointillé la ligne qui doit suivre. Et c’est peut-être aussi le but, indistinct encore, de cette tentative », écrit-elle.