Hédi Kaddour : « Les Prépondérants » ou le dernier temps des colonies

Qu’est-ce qu’un bon film, se demande l’un des personnages des Prépondérants, sinon « deux heures d’illusions pour ne laisser d’illusions à personne ? ». Ce pourrait être aussi la définition de l’ample et décapante fresque historique que publie Hédi Kaddour, où une bande de colons vit suspendue aux années 1920.

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« J’ai voulu écrire un roman-monde » : l’ambition littéraire des Prépondérants est énoncée dès le début de l’entretien qu’Hédi Kaddour accorde à Mediapart (voir la vidéo en fin d'article). Saisir une époque – le début des années 1920 – dans un récit qui tienne de la fresque et de la saga, emporter le lecteur dans un tourbillon de passions, le conduire de l’Afrique du Nord à l’Europe et retour, en empruntant bateau et trains. Et, sous les allures d’un grand roman classique, dynamiter un certain nombre de représentations (littéraires comme politiques). Hédi Kaddour a le sens de la formule : « Si on s’amusait à résumer Les Prépondérants, ce serait l’irruption de Gatsby le magnifique dans l’univers des frères Tharaud » – soit Hollywood débarquant dans un protectorat français du Maghreb pour y tourner un film, Le Guerrier des sables, provoquant un séisme dans un univers colonial fonctionnant jusque-là en vase clos, un séisme et ses répliques. Avec l'arrivée des Américains à Nahbès, « voilà un triangle qui devient de la dynamite, si vous me permettez ce mélange de métaphores », comme le déclare Ganthier, l'un des colons français.

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