Vingt ans après: de la crise asiatique à la crise financière globale, et la prochaine

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Le 30 juin 1997, pour célébrer à leur manière le retour du territoire à la « mère patrie » chinoise le 1er juillet à zéro heure, les cieux se sont ouverts sur Hong Kong, un déluge qui devait durer près de quarante jours. Et le 2 juillet, le décrochage brutal du bath thaïlandais sur les marchés des changes entraînait la chute d’un premier domino, précipitant dans la crise financière une Asie émergente qui n’aura guère eu le temps de célébrer le terme symbolique d’une présence coloniale pluriséculaire. Le « miracle asiatique », envié d’un « premier monde » essoufflé, donné en exemple au « troisième », au point de condamner l’expression « tiers-monde » à l’obsolescence, venait de déraper sur le chemin glissant de la mondialisation.