L’angoisse des restaurateurs: «Rester fermés et faire faillite, ou rouvrir et faire faillite»

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«Depuis la fermeture, j’ai l’impression d’être au volant d’une bagnole dont les freins ont lâché. » Jusqu’à la mi-mars, Afrae Brasseur, qui dirige avec son mari le restaurant Korus dans le XIe arrondissement de Paris, se démenait avec trois autres salariés pour faire vivre son petit espace de 35 couverts, ouvert il y a trois ans. Malgré les nombreux samedis marqués par les manifestations de « gilets jaunes », puis les longues semaines de grève contre la réforme des retraites, l’année 2019 avait vu l’activité du Korus décoller de 60 % par rapport aux 12 mois précédents. Tout cela s’est arrêté net avec la fermeture administrative de tous les restaurants et bars, le 15 mars, pour éviter que l’épidémie de Covid-19 ne devienne incontrôlable.