Malgré la folie des transferts, le foot européen réduit ses pertes

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Dans une enquête sur les finances du foot européen, le journal Les Échos relativise la démesure des sommes mises en jeu à l’occasion des transferts des plus grands joueurs et évoque une amélioration du modèle économique des clubs.

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« Lorsque l’on voit un club dépenser en 15 jours l’équivalent des deux tiers de son budget annuel, on peut s’inquiéter de la viabilité du modèle économique du football professionnel. Pourtant, il ne faut pas se fier à la première impression dégagée par les transferts records du PSG », écrivent Les Échos, qui ajoutent : « Le club parisien ne doit pas débourser 400 millions d’euros d’un seul coup. D’abord, parce que l’option d’achat de Mbappé ne sera exercée que dans un an. Ensuite, parce que même si la clause libératoire de Neymar (une spécificité espagnole interdite en France et qui permet à un joueur de se libérer de son contrat en cours) a été payée (222 millions d’euros, pour rappel), il est possible de l’amortir dans les comptes sur les cinq années de contrat du joueur. Ainsi, pour équilibrer financièrement cette opération hors salaire, le club, s’il a choisi cette option, ne devra trouver que 44 millions de recettes supplémentaires auprès de ses sponsors, acheteurs de billets et autres produits dérivés. La vente d’un seul joueur de l’effectif peut permettre de faire un bon bout du chemin qui mène vers le respect du fair-play financier, lequel, en outre, autorise 30 millions de déficit annuel. »