De la pertinence de Fernand Braudel en temps de crises

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Ce n'est pas le titre le plus sexy de l'année mais l'austérité d'Histoire globale, mondialisations et capitalisme (La Découverte) ne doit pas décourager: l'entreprise collective de plus de 500 pages se révèle passionnante pour penser l'actualité chahutée de ce début de siècle. A partir d'une gymnastique bien connue (aller voir ailleurs pour mieux penser ici), cette compilation d'articles d'économistes et anthropologues tente des réponses à des questions palpitantes. La crise actuelle marque-t-elle la «fin du capitalisme» apparu en Europe au XVIe siècle, pour reprendre le bon mot d'Immanuel Wallerstein? L'effondrement des subprime coïncide-t-il avec l'ouverture d'une transition, au terme de laquelle la Chine remplacera les Etats-Unis à la tête du monde?