Si Günter Verheugen éprouve aujourd’hui un sentiment de « schadenfreude » au vu des malheurs de Chypre, reconnaissons que l’ancien commissaire européen à l’élargissement a quelques bonnes raisons pour cela. La crise bancaire chypriote n’aurait jamais dû devenir le nième épisode des tribulations de la zone euro parce que ce pays n’aurait jamais dû rejoindre l’Union européenne. De la même manière que si les méchants Allemands avaient eu gain de cause (lire ici), les cousins grecs des Chypriotes n’auraient jamais dû se retrouver avec des euros dans leurs poches. Les faits sont têtus, surtout quand la vérité n’est pas bonne à dire.