Les armes émoussées des banques centrales

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À quelques heures d'intervalle, trois banques centrales décident de rester l’arme au pied. Pourtant, la situation économique a rarement été aussi dégradée. Mais elles ont de moins en moins la capacité d’agir : les moyens utilisés, à tort et à travers depuis trente ans, ont perdu de leur efficacité.

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Quand les historiens revisiteront la crise financière, ils risquent de s’arrêter sur cette date du 2 août 2012. Car elle marque un tournant : ce jour-là, les banques centrales, pièces essentielles du système financier, ont fait aveu d’impuissance. En moins de vingt-quatre heures, la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE) ont indiqué, les unes après les autres, qu’elles  préféraient rester l’arme au pied et renonçaient à utiliser – au moins momentanément – toute nouvelle arme monétaire.