Le Japon, champion inattendu du libre-échange agricole

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Traditionnellement parangon du protectionnisme agricole, le Japon de Shinzo Abe a changé de pied. Il est prêt désormais à d’importantes concessions pour sauver le TPP ou négocier un partenariat économique avec l’UE. Inattendu mais logique. 

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Coutumier d’arguments cocasses pour justifier la fermeture de ses frontières aux produits étrangers, tout spécialement alimentaires, le Japon semble avoir viré sa cuti en devenant récemment, au prix de concessions dans le secteur agricole, un héraut des traités de libre-échange, se battant pour sauver le TPP (partenariat transpacifique) après le lâchage de Donald Trump ou concluant avec l’Union européenne un accord-cadre plutôt ambitieux. Prodige de la démographie, dont les « arguments » sont souvent irréfutables, mais aussi constat que le protectionnisme reste, économiquement parlant, le plus sûr moyen de se tirer une balle dans le pied.