Notre dossier : Florange, le conflit avec Mittal Brève

ArcelorMittal: l'étonnante ressemblance entre l'accord de Florange et celui de Liège

Au moment même où le gouvernement français annonçait un accord obtenu à l’arraché avec la direction du groupe sidérurgique sur Florange, les syndicats de Liège signaient eux aussi un accord avec ArcelorMittal sur l’avenir du site, après la fermeture des hauts-fourneaux. 

Martine Orange

3 décembre 2012 à 13h11

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Vendredi soir, le premier ministre Jean-Marc Ayrault assurait sur le plateau de TF1 que la France avait mis tout son poids dans la balance pour obtenir le meilleur plan possible pour le site de Florange. Mais l’intervention gouvernementale a-t-elle vraiment permis de faire plier la direction d’ArcelorMittal et d’obtenir des concessions supplémentaires ?

Les yeux fixés sur la Lorraine, personne n’a vu ce qui se passait au même moment à Liège, site où les hauts-fourneaux sont aussi condamnés à fermer. Au moment où le premier ministre français annonçait un accord avec le groupe sidérurgique, les syndicats de Liège, la région wallonne et la direction d’ArcelorMittal aboutissaient eux aussi à un accord, après de longues semaines de négociations, comme le rapporte La Libre Belgique.

Le moins que l’on puisse dire est que l’accord obtenu par les syndicats belges ressemble étonnamment à ce qui a été « arraché » par le gouvernement français. 795 salariés sont touchés par la fermeture des hauts-fourneaux de Liège. La direction s’est engagée à ce qu’il n’y ait « aucun licenciement sec ». Une partie des salariés pourront partir en préretraite. Un plan de départs volontaires sera ouvert. Quant aux autres, ils seront intégrés dans une cellule de reconversion, avec un engagement d’embauche prioritaire par une structure financée par ArcelorMittal et la région wallonne, destinée à la réhabilitation et la dépollution des sites à chaud fermés.

Un volet industriel doit venir accompagner le volet social. Les syndicats belges préfèrent consolider l’acquis industriel existant plutôt que de parier sur un hypothétique plan européen. ArcelorMittal devrait investir 138 millions d’euros sur le site afin d’assurer la modernisation et la pérennité de cinq lignes à froid. La région wallonne, elle, serait prête à apporter entre 80 et 90 millions d’euros afin d’investir sur sept lignes « considérées comme non prioritaires ».  

Martine Orange


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