Pourquoi le projet «Ulcos» ne sauvera pas Florange

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C'est la solution magique avancée par Jean-Marc Ayrault pour relancer Florange : un programme européen de captation de CO2, baptisé « Ulcos ». Les experts doutent de la viabilité d'un tel projet depuis l'effondrement du marché carbone. Et les financements restent à trouver.

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Lorsqu'il s'est exprimé vendredi sur l'avenir de Florange, Jean-Marc Ayrault n'avait qu'un sigle à la bouche : « Ulcos », du nom de ce programme de captation et de stockage du CO2, présenté comme la clé du sauvetage des deux hauts-fourneaux du site lorrain. « Un projet d'excellence industrielle et d'excellence environnementale », s'est enthousiasmé le premier ministre, qui en a même fait le symbole de sa politique industrielle : « Ma conception du rôle de l'État est qu'il doit animer, impulser, réguler l'activité économique et protéger les intérêts stratégiques. C'est pourquoi il doit investir lui-même dans les projets d'avenir qui ne sont pas immédiatement rentables. C'est l'exemple d'Ulcos. »