Attali: le suffrage universel, quelle perte de temps!

Par

Jacques Attali a essayé de convaincre les membres de la Commission qui porte son nom de prendre position pour une «véritable union nationale» afin de poursuivre la politique d'austérité. Sans succès! La droite lui reproche d'agir sans mandat. Et François Hollande est embarrassé par ce compagnonnage.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La Commission Attali tourne à la farce. Son président, Jacques Attali, a essayé ces derniers jours de forcer la main aux membres de la Commission qui porte son nom, connue aussi sous l'appellation de « Commission pour la libération de la croissance française », pour adopter un texte commun présentant l'avenir de l'Europe sous le jour le plus sombre possible et surtout invitant à la constitution d'une « véritable union nationale ». Mais cette volonté de priver le pays du débat démocratique de 2012 passe très mal auprès de nombreux membres de la Commission, de droite comme de gauche (très modérée). Ils ont fait savoir par avance qu'ils se désolidariseraient de cette initiative, si elle voyait finalement le jour. Jacques Attali devrait donc finalement y renoncer.