En 2014, le fonds d’investissement de la famille Rockefeller, héritière de la Standard Oil, l’entreprise fondatrice de l’industrie pétrolière américaine, stupéfie le monde économique en annonçant sa décision de désinvestir des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Le montant est faible, 70 millions de dollars. Mais le symbole frappe les esprits. Venu à Paris pour la COP21, le sommet de l’ONU sur le climat, Stephen Heintz, le directeur du Rockefeller Brothers Fund, s’en explique dans cet entretien.