Livret A, l’entourloupe!

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Pour éviter à Nicolas Sarkozy d'endosser l'impopularité d'une possible baisse du Livret A le 1er mai prochain, entre les deux tours de l'élection présidentielle, le gouverneur de la Banque de France envisage de violer la loi qui encadre la rémunération de l'épargne populaire. Et de ponctionner au passage le pouvoir d'achat des Français d'au moins 400 millions d'euros. Parti pris.

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La Banque de France a recommandé ce jeudi 12 janvier de laisser le taux du livret A à 2,25 % et celui du livret d'épargne populaire à 2,75 %, l'inflation constatée n'étant à ses yeux que temporaire. « L'application mécanique de la formule de calcul des taux de l'épargne réglementée conduirait à accroître le taux de rémunération du livret A à 2,75% », écrit la banque centrale dans un communiqué. « Toutefois, compte tenu des perspectives de baisse de l'inflation, afin d'éviter une volatilité excessive du taux du livret A, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a décidé de déroger à la stricte application de la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité. »