BNP-Paribas est rattrapée par ses prêts toxiques en francs suisses

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  • 06/05/2015 10:12
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"variation du taux de change entre l’euro et le franc suisse, qui ne cesse de se dégrader depuis 2008"

Faux, le franc suisse ne flambe que depuis le 15 janvier 2015

non, il était déjà passé de 1,40FS pour un euro à 1,20FS pour un euro, et avait été bloqué là par l'intervention de la banque centrale suisse. Le 15 janvier, c'est juste la fin de cette intervention...

desolé mais le taux eur/chf est passé entre 2008-2010 de 1,58 a 1.20 et maintenu par artifice de la Bns jusqu'à 2015..,

pour le grand bonheur des frontaliers

J'ajoute une remarque. Il ne faut pas oublier que les "victimes" ne sont pas de simples clients de la banque. Loin de moi l'idée de défendre une banque, mais force est de constater que les "innocentes victimes" sont souvent de cupides clients fortunés des banques (professions libérales, cadres supérieurs, chefs d'entreprise...) qui veulent gagner encore plus. Cupides et sans vergogne, car on essaie de gratter tout ce qui peut l'être: si ça marche, c'est tout bénéfice, si ça coince, je prends un bon avocat qui va me tirer d'affaire. J' ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment de telles personnes, ayant toutes fait des études et dotées d'un solide diplôme, peuvent à un tel point renoncer à du simple bon sens. La réponse est, malheureusement, simple: l'appât du gain.

mon 1,4 FS/€ vient de l'expérience lors d'un voyage en Suisse, donc si ça intéresse quelqu'un, vos chiffres sont certainement meilleurs...

La maladie du système financier, mais aussi la raison de son importance et de sa croissance, c'est que dès que quelqu'un d'important (ou suffisament de personnes) perd de l'argent en utilisant des produits qu'il ne comprend pas, l'État vient à son secours en comblant ses pertes. Le résultat, c'est que les banques, fonds d'investissements, mais aussi la classe moyenne comme dans cet article en sont venus à voir la finance comme une vache à lait permettant de se faire de l'argent sans risques en étant plus malin ou plus informé (connecté) que les autres. Le remboursement des pertes encourage la spéculation.

Je n'ai rien contre une amende pour BNP-Paribas pour publicité frauduleuse, mais je suis absolument contre le fait d'utiliser l'argent public pour rembourser ces emprunteurs comme si l'État n'avait pas déjà suffisament à faire avec ceux qui en ont réellement besoin. Parce que finalement, ce que demandent les interviewés, c'est de ne pas avoir à faire de faillite personnelle pour éviter de se retrouver avec juste leur pension de retraite pour vivre. Alors préférez-vous leur éviter cette infamie ou garder l'argent pour assurer des pensions à tous ?

 

"il ne fallait pas toucher un produit financier qu'on ne comprenait pas". Chacun peut comprendre celà. Et l'adversaire (la banque) le sait. En conséquence il organise toute une ingénierie de compétences, commerciale, marketing mais aussi juridique, sociologique, psychologique ......de manière à développer le climat de confiance qui masque la tromperie, confiance naturelle du citoyen dans les institutions. Les banques ne sont-elles pas accréditées par l'état pour pouvoir exercer leur activité. On ne peut pas demander au citoyen de mettre tous les 5 ans un bulletin dans l'urne pour donner le permis de tout décider et tout contrôler à nos gouvernants sans qu'ils aient quelques responsabilités dans la mise en oeuvre de ces embrouilles. La relation est totalement déséquilibrée à l'avantage de la banque. Oui c'est bien d'une profession qui base son activité sur la tromperie avec la complicité des états. Voir les promotions des dirigeants de ces institutions.

"utiliser l'argent public pour rembourser"

pourtant c'est ce qu'a fait le gouv français pour renflouer les banques en faillite, par leur propre faute, en 2008

et j'étais contre dès le début, pour les mêmes raisons. 

Lors du vote de la loi sur la (non-) séparation bancaire, on a vu les banques taper du pied et se rouler par terre comme quoi le gouvernement était en train de leur trancher la gorge, qu'il ne comprenait rien au fonctionnement de la finance, et qu'il allait tout casser. Donc personnellement, j'ai pris acte que le fonctionnement des banques était trop complexe pour être gérer par une loi (je n'ai pas de soucis avec ça), et qu'il ne fallait pas rentrer dans les détails (produits dérivés, etc.) 

Mais l'affaire présente montre aussi les conséquences de la non-séparation des banques, car si la BNP ne perd pas, c'est qu'elle avait certainement (ou prévoyait d'avoir) une position directionnelle sur la parité euro/FS, et qu'elle a vu dans ces prêts une bonne opportunité d'assurer cette position aux frais de ses clients. Faire payer des clients pour qu'ils achètent ce que la banque a besoin de vendre, sur d'autres sites, ça s'appelle le muppet slaying (les muppets du muppet show étant une désignation des clients dans des e-mails de traders de Goldman Sachs rendus publics). 

Donc ma position est simple : il faut une loi de séparation bancaire permettant d'assurer aux clients d'une agence bancaire qu'ils n'auront que des produits de base homologués par l'État. Et ceux qui veulent faire de bonnes affaires ailleurs, ils prennent les risques et assument leurs responsabilités. Le seul rôle possible pour l'État est d'assurer que ces risques ne viennent pas polluer la vie de ceux qui n'ont pas voulu les prendre. 

Un autre point est l'attitude de beaucoup de banques qui ont voulu changer les banquiers de proximité, qui restaient des dizaines d'années dans une agence et connaissaient leurs clients, en commerciaux rémunérés à la commission et déplacés régulièrement pour qu'il n'y ait pas de sentiments envers les clients. Bref, une attitude managériale moderne à l'anglo-saxonne et productive. Cette attitude aussi doit être punie par les clients, qui devraient éviter comme la peste ces commerciaux. 

Bref, l'affaire présente est à la conjonction de 2 dérives des banques de détail (interactions avec les banques d'affaire, management voulu extraire le plus de profit possible des employés), et comme je constate qu'il n'est pas possible, en partie à cause du lobbying de ces mêmes banques, de réformer ces causes, je ne vois pas pourquoi l'État garantirait l'interaction avec ces banques. Il vaut mieux que chacun soit au courant, et avec le plus de publicité possible, que le jeune qui vient d'arriver dans son agence et propose des produits séduisants n'est pas forcément son ami, et qu'il faut être prudent quand il nous fait une offre apparement inrefusable. Ça fera peut-être même plus pour la mise en ordre de la finance qu'une loi de séparation bancaire. Le même raisonnement s'applique sur la garantie des dépots : si l'État arrête de garantir les dépots dans les banques, elle deviendront obligées de démontrer qu'elles ne prennent pas de risque, ce qui réduira encore plus le rôle de la finance...

"il ne fallait pas toucher un produit financier qu'on ne comprenait pas".

Encore faut-t-il savoir que l'on a pas compris le produit financier! Ce qui est loin d'être évident! Des fois on sait que l'on a pas compris quelque chose, mais souvent on pense avoir compris mais en fait, non...

Et c'est dans ce cas précis que se trouvent les gens que BNP Paribas a arnaqué! Des gens qui pensaient avoir compris, qui se sont fait endormir par des "experts" censés les CONSEILLER et qui n'ont pas compris le risque qu'ils prennaient. Risque dont la banque était consciente: le but d'une banque commerciale est de gagner de l'argent (sur le dos des clients), comme toute entreprise commerciale au final...

on se met à fumer, et à boire du coca, quand on est ado.

on ne contracte pas un emprunt , pour de l'immo, indexé sur une devise étrangère, par nature flotante, en espérant une bonne défiscalisation, quand on est ado. à cet age là, on est sensé être mature. on sait que les banquiers sont des fumiers, parce qu'on est en pleine crise financière. on sait ausi que les taux fixes, en france, sont au ras des paquerettes. mais non, on est plus malins que les autres, et on se ramasse.

suite à quoi, on redevient ados, et on appelle sa mère pour réparer les grosses bétises.

pour les élections, ça fait 40 ans qu'on se fait enfler par celui pour qui on a voté, donc il n'y a pas d'excuse. même le plus grand président socialiste que la 5ème ait connu, ne l'a été que très peu de temps .... alors un mou de la chique comme flamby, fallait s'attendre à quoi ?

les gens sont des pigeons, et y'en a qui en profitent. ça s'appelle la vie.

 

C'est vrai, la BNP n'a pas informé ses clients sur les risques d'un emprunt basé sur le franc suisse. Mais ses clients auraient dû s'informer par la presse : la Banque nationale suisse avait clairement dit, en septembre 2011, que le taux de change fixe franc suisse-euro était temporaire. Moralité : quand votre banquier vous propose un taux miracle pour votre emprunt, il y a forcément un lézard caché !

Pourtant, Denis Robert a arrêté de faire le justicier ?! Vous savez peindre à Médiapart ?

http://phil195829.overblog.com

De toute façon, tous les banquiers savent depuis longtemps que la parité ChF et € est prévue pour fin 2015...

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  • 06/05/2015 15:58
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On devrait interdire le terme "Conseiller Bancaire"aux personnes à qui nous avons à faire dans les banques et le remplacer  plutôt par"Pirate Bancaire"

 

« ce produit de défiscalisation ou d’investissement (il a généralement servi à financer un logement destiné à la location, dans le cadre des dispositifs fiscaux Robien ou Scellier). »

Bien fait pour leurs gueules ! On veut spéculer, on veut défiscaliser, on veut se faire un patrimoine immobilier en extorquant des loyers aux miséreux... et on se fait planter par plus escroc que soi.

J'ai du mal à verser une larme pour un pigeon.

Qu'une banque comme la BNP-Paribas fasse jouer ses clients sur le change du Francs suisse avec l'Euro est proprement scandaleux comme l'est le dépliant de la BNP publié dans l'article : méfions nous des experts qui n'ont pas encore compris qu'il fallait ajouter "sembler", un troisième verbe auxiliaire, à ajouter à "être" et "avoir" dans la langue française, méfions nous des "conseillers" qui ne sont que des employés de banque besogneux et minables dont aucun n'a jamais fait fortune, les "povres" !  

Comment se fait-il que des dirigeants, qu'on classe habituellement dans l'élite de la nation, à la tête d'une banque  de cette importance, fassent prendre un tel risque à leur banque et à des milliers de ses clients est totalement incompréhensible: beaucoup des membres de la soi disante élite sont des sots prétentieux ! Ils n'avaient sans doute jamais entendu dire que le franc suisse était sous évalué, les "povres" ! Thèse controversée bien sûr , mais pourquoi ne pas en avoir tenu compte ! Modestes emprunteurs qui ne comprennent pas comment fonctionne le monde: restez dans la même monnaie pour vos emprunts et vos remboursements: vous vous montrerez plus intelligents que beaucoup des jocrisses malfaisants qui dirigent les banques !

 

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