Retour sur la mort de l'étalon-or

Par
La «guerre des monnaies» serait de retour, ce qui ne signifie pas que le rôle du désordre monétaire dans la crise financière ait été compris. Un livre sur les banquiers centraux entre les deux guerres mondiales et un article sur le rôle joué par la France dans la déflation des années 1930 permettent de mieux comprendre. Analyse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Imaginons un pays qui profite d'une monnaie sous-évaluée pour accumuler les excédents commerciaux et attirer vers lui en quelques années une partie substantielle des réserves monétaires mondiales. Et qui, au lieu d'utiliser cette manne pour stimuler son économie et contribuer ainsi à la demande mondiale, en fait au contraire le levier de ses objectifs stratégiques. La Chine de 2010? Peut-être. Mais surtout la France de 1926 à 1932, dont la responsabilité dans la Grande Dépression des années 1930 est l'objet d'une nouvelle attention. Ce qui n'est pas sans intérêt alors que l'économie internationale, dans la foulée de la plus grave crise financière depuis 1929, évolue sous la menace d'un nouvel épisode dépressionnaire et que la «guerre des monnaies» redevient un thème en vogue dans les gazettes et chez les politiciens.