Au ministère misogyne des finances

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Bruno Le Maire ne cesse de tancer le secteur privé, et la majorité s’apprête à approuver une proposition de loi visant à accélérer la féminisation des instances dirigeantes des entreprises. Pourtant, l’Etat donne le mauvais exemple, et tout particulièrement à Bercy. 

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Emmanuel Macron l’avait annoncé dès son accession à l’Élysée : l’égalité entre les hommes et les femmes serait la grande cause de son quinquennat. Puis quelques mois avant que la France n’assume la présidence du G7 pour l’année 2019, le chef de l’État en avait encore fait l’une de ses priorités, en prononçant ces fortes paroles, le 25 septembre 2018, depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies : « Les femmes et les filles sont les premières touchées par la pauvreté, les conflits, les conséquences du réchauffement climatique, elles sont les premières victimes des violences sexistes et sexuelles qui les empêchent trop souvent de circuler librement, de travailler, de disposer de leur corps selon leur choix. Il est temps que notre monde cesse de faire des femmes des victimes et leur construise enfin la place qu’elles méritent, celle d’être aussi des leaders ! »