De notre envoyé spécial à Dax (Landes). - Il y a fort à parier que si BNP-Paribas avait su la tournure que prendraient les événements, elle n’aurait pas porté plainte contre les « faucheurs de chaises ». Le premier procès de l’un de ces militants, auteurs de « réquisitions citoyennes » de sièges dans les agences bancaires pour dénoncer l’évasion fiscale, s’est déroulé à Dax ce lundi 9 janvier. Il a non seulement été l’occasion d’une démonstration de force de la société civile, avec plusieurs centaines de personnes mobilisées pour soutenir le prévenu, Jon Palais. Mais la justice s’est aussi montrée particulièrement bienveillante avec le militant qui se revendique de la désobéissance civile et de la non-violence, le procureur réclamant sa relaxe pure et simple.