Mme Li et la dentelle de Calais: récit d’un fiasco industriel

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Jeudi après-midi, Renato Fragoli, représentant des salariés de Desseilles, est sorti par la grande porte du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, tandis que la patronne Cloris Li et ses avocats parisiens s’esquivaient par l’arrière. Une soixantaine d’hommes et de femmes, quinquagénaires, attendait le jugement, celui que réclamait aussi la direction : un redressement judiciaire. « On obtient trois mois, les gars, on va pouvoir souffler, car on est tendus comme des arbalètes ! Mais il faut un vrai projet industriel, vous le savez, car ce qu’on veut, c’est bosser. On était 73 familles à espérer cette décision. » L’humeur n’est pas aux applaudissements.