Les Wendel demandent des comptes à Seillière

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Pour la première fois de sa très longue carrière, Ernest-Antoine Seillière est déstabilisé. Le chef de la famille Wendel se voit demander des comptes sur sa gestion, jugée trop favorable à ses intérêts et ceux de la direction de Wendel Investissement. Une actionnaire de la famille, Sophie Boegner, a déposé plainte pour abus de biens sociaux. Ernest-Antoine Seillière a répliqué par une plainte pour dénonciations calomnieuses. La crise dans un des empires du capitalisme familial français est à son comble.

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Pour la première fois de sa très longue carrière, Ernest-Antoine Seillière est déstabilisé. Héritier de la famille Wendel, ancien président du Medef, toujours président du patronat européen, il a connu de multiples crises. De la faillite de la sidérurgie qui a manqué emporter la fortune familiale au scandale d'Air Lib où on oublia opportunément qu'il en était le premier actionnaire, en passant par la contestation des fonds d'investissement revendiquant un respect plus grand des droits des actionnaires externes, il a traversé les tumultes sans paraître en être affecté. Mais cette fois-ci, c'est plus grave : c'est la famille elle-même qui est ébranlée. Oncles, neveux, grand-tantes et petites nièces, plus de 900 membres en tout, actionnaires à hauteur de 35,9% du groupe, parlent, défendent ou critiquent les pratiques du chef jusque-là incontesté des Wendel.