Etats-Unis: les succès mitigés des nouvelles formes syndicales

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À travers le combat des salariés américains de Walmart et celui des travailleurs des fast-foods pour un meilleur salaire, le chercheur Mathieu Hocquelet décrypte les mutations du syndicalisme à l'américaine, tenté par l'organizing, pour rattraper les bastions de travailleurs pauvres du pays.

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Et si c'était des États-Unis que venait le salut du syndicalisme français ? Depuis plusieurs années, les grandes fédérations syndicales états-uniennes empruntent la voie de l’organizing, bien loin de leur mode d’action traditionnel, pour tenter de mobiliser les millions de travailleurs pauvres du pays, jusqu’ici passés au travers des mailles du filet. Avec plus ou moins de succès, comme l’explique Mathieu Hocquelet, sociologue français installé à Berlin, qui a étudié l’implantation de l’association Our Walmart au sein du géant américain très critiqué de la distribution (sa présence au sein du conseil d'administration de l'entreprise, de 1986 à 1992, continue d'être reprochée à la candidate Hillary Clinton), ainsi que le très médiatique mouvement Fight for 15 $, qui lutte pour l’augmentation du salaire minimal aux États-Unis. Il est l’auteur d’un article publié dans la dernière édition de la revue de l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES).