Les bombes cachées du prélèvement à la source

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La réforme va pénaliser les plus modestes ou qui ont connu une chute de revenus : ceux qui sont devenus chômeurs ou retraités en 2018, ainsi que les jeunes qui viennent d’entrer dans la vie active. Plus grave, elle pourrait dynamiter la progressivité du système fiscal et ruiner le consentement à l’impôt.

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Emmanuel Macron risque de payer politiquement très cher le grand désordre qu’il a fait régner dans les sommets du pouvoir avant de faire annoncer, après d’interminables palinodies, que le prélèvement à la source entrerait bel et bien en vigueur le 1er janvier 2019. Par sa faute, la réforme est devenue impopulaire avant même d’entrer en vigueur. Le pire, pour le gouvernement, n’est pourtant pas derrière lui, mais devant : quand certains contribuables, les plus modestes ou ceux qui ont connu une chute de leurs revenus en 2018, comprendront que le gouvernement a décidé, en toute connaissance de cause, de se faire de la trésorerie sur leur dos, la colère risque encore de montrer d’un cran.