Ces vies de chômeurs derrière les catégories de Pôle emploi

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Cela fait longtemps que les chômeurs sont rangés par catégories, A, B ou C, tordues à l’envi pour faire plier la courbe qui monte. Mais la différence est-elle si grande entre ceux qui ne travaillent pas du tout (les A) et l’océan de précaires demandeurs d’emploi (B et C) ? Tentative de réponse en quatre portraits.

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A, B, C. Ces trois lettres de l’alphabet permettent, chaque mois, de tirer les chiffres du chômage dans le sens du vent politique, construction statistique tellement instrumentalisée que l’on n’y comprend plus rien. Depuis un mois, et face à une nouvelle hausse du nombre des demandeurs d'emploi, ministres et anciens ministres semblent tous prendre leurs distances. Après avoir, l’un comme l’autre, commenté mensuellement les chiffres de Pôle emploi lorsqu’ils dirigeaient le ministère du travail, François Rebsamen critique désormais, dans Les Échos et Le Monde, leur « viabilité », quand, sur France Inter, Michel Sapin raille une « statistique administrative » et plaide pour que l’on retienne les « vrais chiffres du chômage », ceux publiés tous les trois mois par l’Insee (moins élevés).