Renault: pourquoi il faut en finir avec l'ère Ghosn

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Le patron automobile ne supporte pas la moindre opposition. Ces dernières semaines, il en est arrivé à contester les droits simples de l’État, en tant qu’actionnaire. Manifestement, cette présence contrecarre ses projets pour parachever une alliance qu’il a menée au seul profit de Nissan. 

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Pendant combien de temps encore les actionnaires de Renault, à commencer par l’État, vont-ils considérer que Carlos Ghosn est irremplaçable à la tête du constructeur automobile ? La question s’est déjà posée à plusieurs reprises, au vu des déboires, voire des scandales, qui ont émaillé sa présidence depuis dix ans. À chaque fois, le président de Renault a réussi à éviter toute remise en cause, mettant en scène, outre son génie qu’il se plaît à présenter comme incommensurable, son rôle incontournable dans l’alliance Nissan-Renault. En un mot, il est intouchable.