Trois banques françaises dévissent avant une éventuelle rétrogradation

Par
Le patron de la Générale, Frédéric Oudéa, estime que la dégration de deux crans de son établissement était déjà intégré par les marchés.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Nouvelle semaine, même tendance. Le secteur bancaire était à nouveau en proie à une forte chute lundi matin à l'ouverture de la bourse de Paris, entraînant dans son sillage l'ensemble de l'indice CAC 40. Dès 9h30, le CAC chutait de 4,27%, à 2847,64 points.

Du côté des banques, Crédit agricole perdait 10,35%, BNP Paribas 11,31% et Société générale 9,46%. Moody's pourrait annoncer cette semaine une dégradation de la note de ces trois établissements, et même, dans le cas de la Société générale, baisser directement de deux crans, puisque l'examen de Moody's comprend aussi une réévaluation du possible soutien des pouvoirs publics. Sans confirmer l'information, le PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, a minimisé l'impact d'une telle décision: «C'est un événement qui était largement dans le marché», a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique.

Les bourses s'inquiètent également de la situation grecque. Le pays semble de plus en plus proche de la faillite pure et simple. La Bourse de Milan lâchait plus de 4%, le Dax allemand 3,59%, Madrid plus de 2,2%.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale