Pour en finir avec la dictature des banquiers

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Non traduit en français, The Bankers' New Clothes de Anat Admati et Martin Hellwig débusque les croquemitaines de la propagande bancaire et plaide avec conviction pour une augmentation massive du capital des banques et leur éclatement en entités plus petites.

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À une audience francophone, le titre du livre de Anat Admati et Martin Hellwig, The Bankers New Clothes, évoquera inévitablement Les habits neufs du président Mao où Simon Leys mettait à nu, dés 1971, la violence délirante du régime du Grand Timonier, quand les bobos germanopratins de Tel Quel se faisaient promener, tous frais payés, dans les images d’Épinal de la propagande chinoise. La dictature des banquiers n’a pas directement à son actif les dizaines de millions de morts du totalitarisme maoïste, mais six années de crise financière, économique et sociale apportent une démonstration suffisamment convaincante de sa nocivité.