Les rois de l'optimisation fiscale torturés par les députés britanniques

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Une commission du Parlement britannique a questionné, de façon musclée, les entreprises emblématiques de l'optimisation fiscale. Au passage, on apprend que, après Google, Amazon est elle aussi dans le viseur du fisc français.

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« Nous ne vous accusons pas d’illégalité, nous vous accusons d’immoralité. » En une phrase, lancée à Matt Brittin, président de Google UK, Margaret Hodge, la présidente de la commission des comptes publics du Parlement britannique, a résumé le malaise. Lundi 12 novembre, cette commission de la Chambre des communes a questionné sur leurs pratiques fiscales de hauts dirigeants de Google, Amazon et Starbucks. Trois sociétés qui ont la particularité de paraître florissantes en Grande-Bretagne, et dans toute l’Europe, sans déclarer de chiffre d’affaires, et encore moins de bénéfices, considérables. Ce qui leur permet de payer peu ou pas d’impôt sur les bénéfices dans la plupart des pays où elles sont pourtant solidement implantées.