Le mythe fatal de l'infaillibilité de l'Etat

Par

La crise des dettes souveraines dans la zone euro marque la fin d'un cycle de fuite en avant initié quand le monde développé a commencé à basculer des Trente Glorieuses dans les Trente Piteuses. Et la déconstruction du mythe d'un Etat toujours solvable, entretenu au mépris de l'évidence historique. Parti pris.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Etymologie mise à part, le mythe, et le dogme, de l'impossibilité qu'un Etat puisse faire faillite sont inséparables de l'idée que l'Etat, contrairement à ce qu'affirmait notamment Ronald Reagan (qui n'en avait qu'une d'idée, celle-là), est toujours partie de la solution, jamais du problème. Avec la crise des dettes souveraines dans la zone euro, dont les développements les plus dramatiques sont encore à venir, on constate au contraire que l'Etat est en faillite parce qu'il a failli. Ses finances sont délabrées parce que ses politiques ont été calamiteuses.