A la Sorbonne, Stiglitz et le Président jouent aux pionniers

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Que retenir du grand barnum de la Sorbonne, organisé lundi 14 septembre à l'occasion de la remise du rapport dirigé par Joseph Stiglitz sur les mesures de la croissance et du progrès social ? Un texte de fond, qui fera date, doublé d'une mise en scène douteuse, qui aura permis à Nicolas Sarkozy d'enfiler les habits d'un courageux défricheur de la science économique, à quelques jours du G-20 de Pittsburgh. Quitte à oublier les grands textes fondateurs. Parti pris.

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Le grand amphithéâtre de la Sorbonne est plein à craquer ce lundi 14 septembre. Il est 11h15, et une salve d'applaudissements conclut le discours de Joseph Stiglitz, venu présenter les recommandations d'un ambitieux rapport. L'aboutissement de dix-huit mois de travaux collectifs censés repenser «la mesure des performances économiques et du progrès social», pour en finir avec l'hégémonie du Produit intérieur brut (PIB).