Franc suisse : derrière la capitulation de la banque centrale

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La capitulation soudaine de la Banque nationale suisse n'est que le dernier en date des chocs à répétition qu'a provoqués la manipulation du prix de l'argent par les principales banques centrales. Le spectacle doit continuer. Analyse.

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La manipulation frénétique et irresponsable du prix de l’argent, référence cardinale dans une économie avancée, par les principales banques centrales, n’a pas fini de provoquer des dégâts collatéraux entretenant une instabilité chronique sur les marchés de capitaux… en attendant pire. Dernière victime en date, la tentative désespérée de la Banque nationale suisse de plafonner la hausse de sa devise face à l’euro. La BNS a finalement capitulé mercredi 15 janvier, annonçant brutalement l’abandon du cours plafond de 1,20 franc suisse pour un euro, provoquant dans les minutes suivantes une réévaluation vis-à-vis de la monnaie unique qui a dépassé au plus fort les 40 % (à 80 centimes de FS pour un euro) et un effondrement de la Bourse de Zurich.