Le plan de Sarkozy: la rigueur sans le dire

Par
Après la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, etc., l'austérité est-elle programmée en France? Sommé par Bruxelles de réduire la dette et le déficit, Nicolas Sarkozy promet de ne pas augmenter les impôts. Ne reste donc qu'une solution : contracter les dépenses publiques. Autrement dit, un plan de rigueur. Explications.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Réduction du salaire des fonctionnaires, hausse des taxes dont la TVA, recul de l'âge de la retraite... Sous tutelle de Bruxelles, attaquée par les financiers, la Grèce a adopté un plan d'austérité choc pour juguler son déficit public et sa dette. Afin d'éviter le même sort, Dublin, Lisbonne, Madrid taillent massivement dans leurs dépenses. Avec la crise, les Etats qui avaient fait bombance en s'endettant à l'abri de l'euro règlent la facture cash. Les années à venir seront celles des vaches maigres. Mais qu'en est-il des autres pays européens? Allons-nous connaître cette curée que nous prédisent les manifestants d'Athènes? «Le règlement du cas grec n'est que le préambule d'un vaste coup de torchon budgétaire en Europe», proclame Henry Lauret dans Le Télégramme. La Grèce, dit-il, est le «cobaye de l'Europe».