La Fed engage son bilan pour soutenir les banques américaines

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Pour sauver le système financier américain, la Réserve fédérale a engagé la quasi-totalité de son bilan, où les obligations du Trésor américain ont été remplacées par les titres invendables déposés par les banques, pour obtenir des liquidités. Mais le précédent japonais enseigne qu'il n'y a pas vraiment d'alternative à la purge du système financier.

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Pour voler aux secours des banques américaines étrillées par la crise des «subprime», la Réserve fédérale des Etats-Unis a mis en jeu l'essentiel de son bilan, soulignant à la fois les risques de cette politique, pour le contribuable américain. Et aussi ses limites, puisque le bilan de la Fed, quelque 900 milliards de dollars, pourrait ne pas suffire à la tâche.
Cette situation inhabituelle suscite un débat aux Etats-Unis parmi les «afficionados» de la politique monétaire (cela existe), dont certains se demandant si le pays ne va pas tomber, comme le Japon des années 1990, dans une «trappe à liquidité», la Fed ayant emboîté le pas à la Banque du Japon pour conduire une politique de taux d'intérêt zéro, la fameuse ZIRP, voire «d'assouplissement quantitatif».
Le graphique publié par Cumberland Advisors (voir ci-dessous) illustre parfaitement ce qu'ils qualifient de «cauchemar de (Ben) Bernanke», le président de la Réserve fédérale.