Et si Mellon avait eu raison contre Roosevelt ?

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Une étude récente de la BRI, la banque des banques centrales, tend à prouver que le crédit ne contribue pas à la reprise économique après une crise financière comme celle qui s'est installée depuis le choc de 2007. À quoi sert-il d'avoir « sauvé » les banques ? À rien ni personne, sauf aux banquiers. Troublant.

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Tout ça pour ça ? Depuis l’éclatement de la crise financière globale en 2007, les dirigeants des pays avancés et les banquiers centraux n’ont ménagé aucun effort, la facture astronomique étant payée surtout pas les populations et presque jamais par les banquiers, afin de « sauver le système bancaire », victime de ses propres excès. Les « stratégies » développées ont varié du délire mafieux, comme en Irlande, à l’hypocrisie moralisatrice version germanique, en passant par le désordre irresponsable à la manière grecque. Et voilà qu’une récente étude publiée par deux économistes de la BRI suggère que la croissance du crédit ne joue aucun rôle significatif dans la reprise économique au lendemain d’une crise financière.