Un nouveau «Bretton Woods» avec qui et pourquoi?

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Toujours pressé, Nicolas Sarkozy se rend ce week-end à Camp David, flanqué du président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso, pour convaincre le président américain George W. Bush d'accepter la convocation d'un «sommet mondial» sur la reconstruction du système financier international. Champion de l'unilatéralisme américain, canard boiteux à l'impopularité abyssale, présidant une administration finissante qui a géré la crise financière «made in America» avec maladresse, Bush est le mauvais interlocuteur. Et il n'est pas certain que l'objectif lui-même ait été bien réfléchi. Le président en exercice de l'Union européenne confond vitesse et précipitation.

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«Dans le système monétaire international actuel, l'absence de contrôle effectif des pays émettant des monnaies de réserve et leur discipline financière défaillante ont débouché sur un excès global de liquidité et le désordre des flux de capitaux, aggravant les difficultés rencontrées par les autres pays pour préserver la stabilité macroéconomique et renforcer la croissance, tout en faisant peser une menace sérieuse sur la stabilité économique et financière globale.»