Des territoires se rebellent contre l’exploitation industrielle des forêts françaises

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Millevaches (Corrèze).– « Je suis là parce que l’industrialisation est en train de tout foutre en l’air. Elle a tué la passion du forestier à regarder ses arbres pousser, à choisir ses essences en fonction du terrain. Désormais, on coupe tout et on replante derrière : le gars dans son engin pourrait aussi bien être à l’usine. » Exploitant forestier, Nicolas Rohart se sent parfaitement à l’aise dans la foule bigarrée des quelque 400 manifestants partis à l’assaut du plateau de Millevaches, samedi, pour dénoncer les coupes rases.