Les nomades de la misère

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Extraordinaire le marchand de biens non déclaré et maintenant ruiné. Comme dans l'article précédent on se demande ce que foutent les notaires.
Je peux confirmer que la situation est pareille où j'habite dans le Lot-et-Garonne. Les habitants parlent des "cas sociaux" et même "une noire" qui sont venus s'installer. La misère est cachée. Et je sens la même chose : "Derrière ces commentaires, une peur: que leur campagne devienne un lieu de relégation pour les pauvres exclus de la ville..."
Même avis: le Volvestre et le Comminges, dans le sud de la Haute-Garonne, coulent également très doucement. C'est un lieu de relégation pour ceux qui n'ont pas les moyens de vivre à Toulouse et qui fuient le Mirail. La misère s'y cache, et les habitants sont hostiles à ces "cas sociaux" qui viennent s'y installer et qui sont accusés d'apporter du désordre. Il y a quelques années, Jospin était pourtant député dans le coin, à Cintegabelle. Mais l'arrivée miraculeuse des subventions, c'est bien fini !
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Chère Dianne,

L'occupation allemande de Paris a pris fin en août 1944. De plus il n'y a aucun signe qu'Etoile66 revienne parmi nous. On parlera donc plutôt de "Grand Paris".

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D'accord avec Dianne. Le Grand Paris est un projet inhumain. D'ailleurs, Valérie Pécresse veut "humaniser le Grand Paris" Rire. C'est donc reconnaître son aspect technocratique.

Le sujet du Grand Paris, projet jacobin mégalomane de "Ville-monde", avec hyper-concentration géographique des richesses et des pouvoirs, avec densification du territoire francilien, est bien à mettre en balance avec la misère des campagnes.

Nous devons plaider pour un développement équilibré, un équilibre entre régions, la préservation des services dans les zones rurales. Nos villes doivent conserver une dimension humaine. Nos villages doivent vivre et non seulement survivre.

 

 

Il ne faut pas que la campagne devienne le nouveau ghetto, il y a 50 ans on faisait les banlieux et les campagnes s'isolaient aujourd'hui il n'y a plus de place alors il faut cacher la misère dans la terre???? et bien non, merci pour cet article, et ce n'est pas une maladie honteuse que de gagner peu, mais en revanche ce n'est pas normal, dans un pays aussi riche que la france qu'i y ait autant d'inégalité. Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais ce matin j'ai entendu qu'il y aurait 3 millions de personnes dans le monde qui vivent avec 90 cts d'euros par jour??????

 

 

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  • 27/01/2010 11:11
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Sarkozy : le roi de la communication politique , via bellaciao

«Fins de droits», qui doit les prendre en charge ?

«C’est irresponsable de se renvoyer ainsi la balle car il y a des gens derrière les chiffres», déplore Maurad Rabhi, le «M. Emploi» de la CGT. «On a mobilisé 40 milliards pour sauver les banques et on est infichu d’en débloquer un ou deux pour aider les chômeurs qui vont se retrouver sur le carreau.»

http://www.lefigaro.fr/emploi/2010/01/23/01010-20100123ARTFIG00323-fins-de-droits-qui-doit-les-prendre-en-charge-.php

En clair :

un million de chômeurs arriveront en fin de droits cette année ;

170 000 obtiendront l’Allocation spécifique de solidarité (ASS), soit 450 euros par mois ;

230 000 obtiendront le Revenu de solidarité active (RSA) ;

600 000 se retrouveront sans rien.

Mais un million de chômeurs qui arriveront en fin de droits, c’est aussi un million de chômeurs qui n’apparaîtront plus dans les statistiques du chômage.

Sarkozy a raison : "Les chiffres du chômage vont baisser."

Bon, bien sûr, Sarkozy ne l’a pas expliqué aux Français, l’autre soir, sur TF1.

Sarkozy leur a simplement dit : "Les chiffres du chômage vont baisser."

Tous les grands médias ont retenu cette phrase.

Toute la presse papier a dit, écrit, et répété cette phrase le lendemain.
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EN CONCLUSION :
Si Sarkozy avait été honnête, il aurait dit aux Français la phrase entière : " Les chiffres du chômage vont baisser, un million de chômeurs vont sortir des statistiques, la pauvreté va augmenter, la misère va augmenter."

et oui, hélas, marie75, vous avez raison ! Les gens sont devenus des statistiques, des salariés jetables, des chômeurs en chiffres sur du papier que l'on change de colonne au gré des humeur du président dictateur ou un écran d'ordinateur, car tout le monde possède un ordinateur, c'est bien connu et pour ces personnes dejà exclues de la consommation de nourriture les ordinateurs sont des objets inconnus et invisibles ! Savez-vous qu'un parti politique, subventionné par l'état, donc nous, demande depuis la fin janvier à ses adhérents encartés de ne plus recevoir leur hebdomadaire par la poste, mais sur le net ! Si vous voulez garder les dires et les photos, à vous d'imprimer le contenu du 4 pages que cet hebdo format A3 et 20 pages va devenir et qu'il faudra expressement demandé au parti de vous envoyer si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement ! Dans quel monde sommes-nous !
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"d'autant que le petit jardin permet souvent d'améliorer le quotidien en toute discrétion."

Faut-il absolument avoir assez d'argent pour remplir un caddie par semaine pour complaire à la gauche bien-pensante, ici alliée inattendue de la grande distribution ?

Moi je trouve très bien que des gens cultivent leur jardin, et si ça leur permet de bouffer tant mieux. Le seul ennui est qu'ils vivront plus vieux que ceux qui vont dans les restos ou les Mac Do, ce qui pose un souci pour l'équilibre des retraites.

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Je n'ai jamais dit qu'on pouvait totalement vivre en autosubistance. Par contre dans nombre de pays les gens font pousser une bonne partie de leur nourriture. Vous êtes définitivement allergique aux fruits et aux légumes ? Et l'obésité, les conservateurs dans les plats tout préparés, c'est vraiment mieux ? Certes ça montre qu'on a les moyens de se les payer, on peut même s'endetter pour, mais franchement...

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Je sais bien que tout le monde n'a pas de terrain. Je crois que c'est Louise Fessard qui avait fait un article sur les jardins ouvriers.

Mais si on a un jardin potager on aura du mal à m'expliquer l'infériorité du légume récolté par soi-même par rapport à celui acheté en grande surface.

Vous savez qu'en Europe il y a des retraités qui vivent avec 50 euros par mois ?

Parfois j'ai l'impression qu'on est hors du monde, sur "Mediapart".

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  • 27/01/2010 11:50
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Le Nord-Pas-de-Calais n'est-il pas dans une situation particulière qui interdit d'extrapoler au niveau national? Première crise, dans les années soixante, je crois, avec le déclin continuel du charbon et du textile, des industries demandant un très faible niveau de qualification. La pauvreté actuelle s'ajoute à celle qui restait de la précédente crise.

Hier, l'article de Mathieu décrivait les pauvres qui se détestent entre eux, ici, la haine est à un autre niveau social. Je parie que les bobos de gauche haïssent également ceux qui sont plus pauvres qu'eux.

"Les nomades de la misère" !!!! Je trouve ce titre de l'article un peu gonflé , surtout quand on regarde la photo qui l'illustre !!!!. J'ai constaté pire misère . Et d'autres "nomades". je trouve au contraire cette initiative très intéressante . Qui va à contre-courant de l'empilement des "pauvres" dans des banlieues de quelques grandes villes. Le "Grand Paris" est une honte. On est gouvernés par des nuls !!!!
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  • 27/01/2010 12:40
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merci pour cet article qui est le reflet exact de la vie quotidienne "des nomades de la misère" ...dont on sait déjà que prés d'un million de "fin de droits" vont aller gonfler les bataillons des abandonnés de la République en 2010 ! pendant ce temps-là, Mr Proglio va gagner ce que l'on sait !! la lecture de certains commentaires est édifiante sur l'ignorance de beaucoup de lecteurs de Mediapart DES CONDITIONS DE VIE DE MILLIONS DE LEURS COMPATRIOTES ! j'habite les Ardennes et je peux malheureusement non seulement confirmer , mais ,AFFIRMER , que des milliers de pauvres gens sont contraints à ce type de vie dans nos départements !! ....la lutte des classes en 2010, c'est au quotidien . jcvb

 

c'est un aspect de plus d'une réalité qu'il faudra bien supporter en tant qu' acteur ou observateur, et qui devrait démultiplier la créativité pour trouver des issues aux méfaits de l'ultraliberalisme mondiale, c'est l'époque ou l'imagination doit s'ajouter à la dénonciation de l'imposture de ceux qui profitent du système et qui pensent pouvoir le prolonger sans fin, même au prix de la vie même.

Le cynisme d'un béber et de tant d'autres n'est plus d'actualité.

Merci encore MM, c'est de l'excellent journalisme, vous êtes au cœur de votre métier.

Et : oui grillon, je suis d'accord, le cynisme n'est plus de mise, que ceux que ça amuse encore retournent aux années "froides" (années 80) et qu'ils y restent, avec leur éternel ricanement.

Ce qui n'empêche pas de "rire", heureusement, mais c'est autre chose.Clin d'oeil

"A la campagne les solidarités sont plus fortes" : c'est pas dur quand on voit ce qui se passe en ville !

"Derrière ces commentaires une peur : que leur campagne devienne un lieu de relégation pour les pauvres venus de la ville..." Bien vu pour la "peur". Mais les pauvres sont déjà là, non ? Et à mon (très humble) avis la peur pourrait bien être aussi/surtout d'en faire un jour partie, soi-même, son entourage proche...

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  • 27/01/2010 18:13
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Tout en partageant de l'intérêt pour cet article comme pour ce sujet, je vais me permettre de faire la mauvaise langue. Omettre la véritable situation économique de cette famille est-il volontaire? En effet, on a ni la profession du père, ni celle de la mère, ni leur revenus, sachant que l'auteur de l'article a bien dû poser ces questions vu l'enquête qu'il a mené. Alors dire dès les premières lignes que cette famille vit uniquement de la caf et des aides serait plus honnête, si ce n'est pas le cas, le dire tout autant. L'auteur a-t-il voulu nous éviter la pernicieuse pensée que ces gens sont des assistés qui cherchent à grapiller le plus là où c'est le moins cher? Peut-être et peut-être pas, en tout cas, la franchise faut toujours mieux. J'avoue que "le peuple des nomades" ou "les nomades de la misère", je sais pas, ça fait nomade, ça fait gitan, ça fait jazz manouche, plus joviale comme existence. C'est sûr que titrer "les pauvres à l'assault des campagnes" ou "les assedics suivent les pauvres en campagne", c'est moins glamour. Du reste, j eme réjouis qu'ils arrivent à vivre à peu près décemment avec des aides.

Voilà, je pense que si l'auteur n'a pas fait mention des revenus des Dubois, c'est pour pas dire qu'ils vivent des aides. Il nous plonge dans le pathos quoi. Puis en toute honneté, comme le dit un autre commentaire, la misère n'a pas l'air de leur ronger la moelle. Je suis de la campagne, et du coin des Dubois. Si vous voulez voir la misère invisible des campagnes, poussez la porte d'une vieille bicoque. Si la wasingue (serpillère) ne peut pas passer sur le sol en terre battu de la cuisine, si (contrairement au Dubois), la bué (lessive), se fait encore à la main, si on chie dans une chaise percée pour donner de l'engrais au "petit jardin", et si on va pas s'acheter une cuisine chez brico dépot ou je sais pas quoi.... eh bien là, la misère invisible est bien visible. C'est gens n'ont pas d'écran plasma (comme les Dubois), juste une vie retranchée dans les campagnes, sans aides ni toutes les commodités qui vont avec. Je ne demande pas pour autant qu'il faille faire un papier sur cette "autre" misère. Mais si vous souhaitez faire des papiers sur la misère des campagne et leurs enclavement, vous n'avez pas, avec les Dubois, les bons clients...Sans rancune.

Très bon papier par ailleurs. Médiapart dans la sambre et le cambrésis... D'min coin on diroué que vlà ti pa qu'ché parachutés deuch ville y rapplique pour s'fout eud not gueule noir

 

je ne pense pas qu'on puisse comparer les problèmes des familles de l'article à ceux des gens qui vivent à la campagne et que vous décrivez:il en existe dans toutes les régions .Quant à l'écran plasma,c'est loin d'être un signe de richesses.et souvent plus l'écran est grand......

A mon avis il s'agit davantage de montrer ici les problèmes engendrés par ces mouvements de population,cette exclusion qu'is génèrent et les difficultés de cohabitation avec les locaux.

 

 

 

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Bravo pour cet article et merci. Une seule remarque : pourriez-vous éviter cette répétition de l'expression "à cause de la crise" ? Ou la préciser ? Qu'on sorte de la formule magique.

Quelle crise ? Ça a l'air d'aller super bien au contraire pour la mondialisation, les délocalisations, les grands patrons, la bourgeoisie dans son ensemble, et le démantèlement des acquis sociaux qui découlent de ce merveilleux bien-être.

Alors, s'il vous plaît, arrêtons cette formule qui ne veut rien dire et qui n'est qu'un masque. Nous subissons en ce moment une guerre sociale d'une rare violence accompagnée comme de juste d'un ostracisme rampant, de la constitution de ghettos et c'est terrible de vivre ça. Ce pays s'enlise et ça ne sent pas bon.

Bien le bonjour à tous,

nelf

 

Vous avez raison le mot crise fait peur et c'est l'objectif du pouvoir

La guerre sociale est largement engagée, les pauvres sont asphyxiés sous les avalanches de mauvaises nouvelles et sous les assauts constant d'un état aux mains de bandits , les riches sont a Courchevel sous les canons a neige.....et a regarder TF1 pour jouer a se faire peur.

 

Leave the City - Magnolia Electric Co © Kyle Smith

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Le Cateau-Cambrésis est une petite ville du Nord, 7000 habitants au beau milieu d'un vaste territoire rural marqué par un fort passé textile, industrie en crise. Lille n'est qu'à 70 kilomètres mais cette partie du Nord est très enclavée. A vrai dire, on ne l'entend pas et comme elle ne dit rien, elle reste invisible. Ici, on souffre de l'isolement géographique et d'un cruel problème de mobilité, du chômage, d'un manque général de qualification. Mediapart souhaitait vous raconter la crise depuis un espace rural, au seuil d'une année 2010 où la crise sociale devrait donner toute sa mesure. Or cette zone offre un panel des difficultés du monde rural (l'éloignement, la précarité mais aussi une certaine solidarité, les crises du monde agricole) et des problèmes posés par sa relation aux espaces urbains : ainsi, au nord, le dynamismede Valenciennes attire des habitants, tandis qu'au sud, les campagnes périclitent. Je me suis donc installé au Cateau du 16 au 21 janvier avec dans l'idée de revenir à la base de mon métier : chercher des histoires à raconter, au gré des rencontres et des surprises.

Pour ce deuxième volet, j'ai rencontré les habitants de Walincourt cités dans l'article le mercredi 20 janvier. J'avais entendu parler de leur installation récente un peu par hasard, je suis allé me rendre compte sur place.