Sarkozy veut créer un fonds d'investissement

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Selon des informations de Mediapart, et dont a aussi connaissance la Brigade financière, Nicolas Sarkozy prépare secrètement la constitution d'un fonds d'investissement, avec l'aide d'Alain Minc. Il veut rassembler 1 milliard d'euros et envisage de l'implanter à Londres. Notre enquête révèle les tractations conduites par l'ancien chef de l'État, qui s'expose à de graves conflits d'intérêts. Si le projet se concrétise, cela signifierait que Nicolas Sarkozy pourrait abandonner la politique.

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Nicolas Sarkozy ne s’en est jamais caché : du temps où il était à l’Élysée, il a souvent dit à des proches qu’un jour il basculerait dans le monde des affaires et chercherait à faire fortune. Dans le plus grand secret, c’est ce qu’il a donc commencé à faire : selon nos informations, l’ancien chef de l’État a en effet décidé de créer un fonds d’investissement et a commencé des prospections pour emmener dans l’aventure des grandes fortunes qui lui sont proches ainsi que des gigantesques institutions financières, dont des fonds souverains du Moyen-Orient et d’Asie. Les conférences qu’il a commencé à donner depuis l’automne dernier sont le prétexte pour nouer des contacts confidentiels et démarcher de potentiels investisseurs.

Nicolas Sarkozy, le 11 décembre, à une conférence de Doha, lorsqu'il applaudit le président du Gabon, Ali Bongo. © (Reuters) Nicolas Sarkozy, le 11 décembre, à une conférence de Doha, lorsqu'il applaudit le président du Gabon, Ali Bongo. © (Reuters)

Sans craindre les potentiels conflits d'intérêts que ses démarches pourraient générer de la part d'un ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy veut rassembler 1 milliard d'euros. Et sans craindre les polémiques que son choix pourrait susciter, il projette d'implanter son fonds d'investissement à Londres. Mediapart a recueilli des témoignages très précis de sources financières et industrielles qui confirment ce projet.

La brigade financière détient également, selon nos informations, des indices de ce projet. Comme nous l'avions à l'époque raconté (lire Bettencourt: trois perquisitions chez Sarkozy), Jean-Michel Gentil, l'un des juges d'instruction en charge de l'affaire Bettencourt, a fait effectuer le 3 juillet 2012 avec la Brigade financière une série de perquisitions visant Nicolas Sarkozy : l'une à son cabinet d'avocats du boulevard Malesherbes (le cabinet Arnaud Claude et Associés), l'autre dans ses bureaux d'ancien président rue de Miromesnil et une dernière au domicile parisien de Carla Bruni-Sarkozy, où vit le couple. Et dans les données informatiques qui ont été saisies, les policiers ont trouvé des indications qui les ont surpris et qui étaient en fait les premières ébauches du projet. À notre connaissance, les discussions que mène Nicolas Sarkozy sont exploratoires, les statuts de la société n'auraient pas encore été déposés.

Remettant la Légion d’honneur le 23 octobre 2006 à son ami Stéphane Richard (l’ancien patron de Nexity puis directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy et actuel patron de France Télécom), Nicolas Sarkozy, qui était à l’époque ministre de l’intérieur, avait étonné – et même choqué – l’auditoire rassemblé ce jour-là, pourtant habitué aux fastes de la vie parisienne, en avouant l’attrait qu’il avait pour l’argent. « Tu es riche, tu as une belle maison (...), tu as fait fortune. Peut-être plus tard y parviendrai-je moi-même. C'est la France que j'aime », avait-il dit en public. Avant de lâcher : « Un jour, je ferai comme toi... »

Ce jour semble donc arrivé. Car même si Nicolas Sarkozy siège désormais au Conseil constitutionnel et même s'il laisse l’UMP spéculer sur son hypothétique retour en politique, il a, lui, un projet secret qui vise à faire une entrée fracassante dans la vie des affaires en créant ce fonds d’investissement spécialisé dans le « private equity », comme on dit dans le jargon financier anglo-saxon, c’est-à-dire dans l’investissement dans des sociétés non cotées, l'une des activités parmi les plus rémunératrices pour leurs dirigeants. L'ancien chef de l'État n'aurait pas encore définitivement décidé de franchir le pas mais il a pris énormément de contacts en ce sens.

Pour l’heure, les prospections de Nicolas Sarkozy pour rassembler la somme considérable de 1 milliard d'euros sont restées très discrètes. Et les seules incursions dans la vie des affaires de Nicolas Sarkozy auxquelles la presse s’est jusqu’à présent intéressée sont ses conférences privées et hautement rémunératrices aux quatre coins du monde devant des parterres de financiers ou d’industriels.

Des conférences comme prétexte

On l’a ainsi vu une première fois le jeudi 11 octobre 2012 tenir une conférence à huis clos devant un parterre de clients de la banque d’affaires brésilienne BTG Pactual, rassemblés dans les luxueux salons de l’hôtel Waldorf Astoria, à New York. Cette banque, dont l’une des spécialités est le « private equity », a un sigle qui retient l'attention : il provient de son nom officiel qui est « Banking and Trading Group ». Mais dans le jargon de la haute finance, il est souvent traduit par moquerie d’une autre manière : « Back to the game ». Au choix, « Retour au jeu » ou « Retour au business »…

A New York, le 11 octobre 2012, pour une conférence. © (Reuters) A New York, le 11 octobre 2012, pour une conférence. © (Reuters)

Puis, le 22 octobre suivant, Nicolas Sarkozy va pour deux jours à Sao Paulo, au Brésil, où il fait une visite de courtoisie à la présidente du pays, Dilma Rousseff. Mais la vraie raison de son voyage est une nouvelle conférence qu’il donne, toujours à huis clos, devant un parterre d’hommes d’affaires rassemblés par la même banque d’investissement BTG Pactual.

Ensuite, dans les premiers jours de novembre, Nicolas Sarkozy donne une conférence à Singapour sur la situation économique internationale devant un parterre de banquiers et d’hommes d’affaires, toujours sans que la presse ne puisse y assister.

Et à peine quelques jours plus tard, le 13 novembre, il refait surface à Moscou, où il a une brève rencontre avec Vladimir Poutine mais où surtout, selon L’Express, il participe « en qualité d'invité d'honneur », avec son épouse Carla Bruni, à une cérémonie de remise de prix récompensant « les meilleurs investissements en Russie » organisée « par le groupe d'un milliardaire russe : Mikhaïl Fridman (Alfa Bank), qui a créé cet événement il y a près de 10 ans en partenariat avec l'université d'Oxford ». Annonçant l’événement, l’hebdomadaire français ajoutait : « Selon des experts interrogés par Izvestia, Mikhaïl Fridman chercherait à renforcer ses appuis à l'étranger pour y développer ses affaires. »

Un mois après cette rencontre avec l'un des oligarques russes parmi les plus puissants, c’est à Doha que se rend Nicolas Sarkozy, le 11 décembre, à l’invitation de l’émir du Qatar, où il prend la parole à l'occasion d'une nouvelle conférence qui porte sur les enjeux économiques du sport, et dont l’organisateur est Richard Attias, l’époux de… Cécilia, ex-Sarkozy.

Voilà donc les apparitions furtives de Nicolas Sarkozy. Officiellement, elles ont toutes eu pour objet de lui permettre de prendre la parole dans des enceintes privées et d’exercer son nouveau métier, suivant l'exemple de son modèle Tony Blair : conférencier de luxe. Mais, en vérité, quelques rares proches de Nicolas Sarkozy – pas tous – savent que la plupart de ses déplacements ont une autre raison, plus importante pour lui : renouer des contacts confidentiels pour la constitution de ce fonds d’investissement.

Alain Minc. © (dr) Alain Minc. © (dr)
Dans cette entreprise, l'ancien chef de l'État s'appuie en particulier, sans grande surprise, sur Alain Minc. Conseiller de quelques grandes fortunes françaises, l’entremetteur du capitalisme parisien s’est tellement impliqué sous le quinquennat précédent dans le soutien à son mentor que son avenir est désormais bouché. À la différence d’autres périodes où il a pu surnager d'une alternance à l'autre, il sait cette fois-ci qu’il n’a pas la moindre chance de rebondir sous le pouvoir socialiste, d’autant que les seuls amis qui lui restaient à gauche, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, ne sont plus dans le jeu politique.

Beaucoup de grands patrons, qui ont forcément besoin d’approcher l’État, savent même qu’Alain Minc est devenu, si l’on peut dire, « toxique » : non seulement l’éminence grise n’a plus d’influence, mais il est devenu contre-productif de faire appel à ses services. Pour toutes ces raisons, Alain Minc sait donc que son influence périclite. D’où son implication dans ce projet.

À l'heure où nous mettons cette enquête en ligne, Alain Minc, sollicité par Mediapart, n'avait pas répondu à notre demande.

Tractations avec le fonds souverain de Singapour

Si l'on examine d'un peu plus près certains des investisseurs avec lesquels Nicolas Sarkozy est entré en contact, on retrouve ainsi des réseaux d'affaires très particuliers, ceux de la galaxie d'affaires dont l'ancien chef d'État a été le champion, et Alain Minc le conseiller occulte. Selon des témoignages concordants recueillis par Mediapart, on retrouve aussi des gros intérêts privés étrangers avec lesquels la France a été en contact dans le passé pour des marchés importants.

Mediapart a ainsi pu savoir que Nicolas Sarkozy avait par exemple profité de son déplacement à Singapour, lors de sa conférence, pour y nouer un contact avec les dirigeants de Temasek, qui est avec Government of Singapore Investment Corporation (GIC), l’un des deux fonds souverains de l'État. Gigantesque institution qui est la propriété de la « Monetary Authorithy of Singapore », et qui est dotée d'une force de frappe financière considérable, puisqu'elle gère les réserves officielles de l'État investies dans des actifs de long terme, Temasek est connu pour avoir pris de fortes participations, notamment à Singapour, dans d’anciennes entreprises publiques, mais le fonds souverain a aussi pour spécialité le « private equity » et a placé environ 25 % de ses actifs hors Asie.

Selon des informations très précises que nous avons pu recueillir, Nicolas Sarkozy aurait ainsi demandé aux dirigeants de Temasek d'investir dans le fonds qu’il veut créer. Le schéma qu'il leur a présenté prévoit que de gros investisseurs entrent dans son fonds d'investissement, en souscrivant chacun un « ticket » si possible d'environ 200 millions d'euros. Pour les convaincre que son projet prenait bonne tournure, Nicolas Sarkozy a ainsi suggéré aux dirigeants de Temasek que les Émirats arabes unis – où l'ancien chef de l'État avait décidé d'implanter une base militaire française (lire A Abou Dhabi, Sarkozy installe les militaires français aux portes de l'Iran) – pourraient apporter environ 200 millions d’euros. Et il leur a suggéré de faire de même.

Vincent Bolloré. © (Reuters) Vincent Bolloré. © (Reuters)

Assez peu convaincu, selon une très bonne source, Temasek a signifié à son interlocuteur qu'il aurait peu de chances de convaincre des investisseurs s'il n'apportait pas lui-même des fonds. Nicolas Sarkozy a alors fait savoir aux responsables financiers singapouriens que c'est bien comme cela qu'il voyait les choses. Il leur a donc indiqué qu'il se faisait fort d'apporter lui-même une centaine de millions d'euros. Énumérant des grandes fortunes qui lui sont proches, il a ainsi indiqué que différents hommes d'affaires français pourraient appuyer son projet. Dans le lot, il a cité le nom de Stéphane Courbit.

Ces démarches de Nicolas Sarkozy auprès du fonds souverain de Singapour peuvent surprendre, mais en fait, dans la galaxie d'affaires dont Nicolas Sarkozy a longtemps été le porte-voix, Temasek est un fonds bien connu. Un homme d'affaires français en particulier travaille constamment avec lui : il s'agit de Vincent Bolloré, qui est le principal client d'Alain Minc et qui, depuis 2007, a pris auprès de Nicolas Sarkozy la place qu'occupait auparavant Martin Bouygues. Cette proximité entre Temasek et Vincent Bolloré n'est d'ailleurs pas difficile à établir. Sur son site Internet, la direction du Trésor du ministère français des finances a une page où elle présente les fonds souverains de Singapour : on peut la consulter ici.

Et du fonds Temasek, cette page dit en particulier ceci : « Il contient notamment des participations importantes dans d’anciennes entreprises publiques toujours liées pour autant aux autorités, comme l’autorité portuaire de Singapour PSA (100 %). » Or cette société PSA Holding a elle-même été jusqu'à une époque récente la maison mère d'une société dénommée Portek, qui est partenaire de... Vincent Bolloré dans un nombre incalculable d'affaires. Dans les milieux d'affaires parisiens, on dit même que Vincent Bolloré, qui utilise parfois des « faux nez », se sert assez souvent de Portek pour défendre ou porter ses intérêts.

L'ombre des Rafales

Dans la bataille que l'homme d'affaires français a menée ces dernières années, par exemple pour prendre le contrôle des ports du Gabon, Portek a été son allié. L'opération s'est reproduite dans plusieurs autres pays. Et en janvier 2011, quand Bolloré Africa Logistics, filiale du groupe Bolloré, a remporté dans des conditions controversées la gestion portuaire de la zone franche de Misrata, en Libye, c'est encore avec Portek qu'il était allié (lire notre enquête sur ce contrat).

Il ne semble pas pourtant que ces relations d'affaires anciennes aient aidé Nicolas Sarkozy à parvenir à ses fins. Selon nos informations, les dirigeants de Temasek n'auraient finalement pas été convaincus par le projet et auraient même trouvé la démarche choquante. Le fonds souverain aurait donc décidé de ne pas donner suite à la demande de Nicolas Sarkozy.

Dans le cas du Brésil, Mediapart n'est pas parvenu à percer le mystère de la relation entre Nicolas Sarkozy et cette banque BTG Pactual, devant laquelle l'ancien chef de l'État français a donc donné deux conférences. Mais des signes multiples suggèrent que, là encore, des réseaux d'affaires anciens ont fonctionné. Sorte d'aventurier de la finance, spécialiste des coups de poker aventureux dans la vie des affaires, le patron de l'établissement, André Esteves, a fait dans sa carrière d'innombrables culbutes. Après avoir créé la banque en 1983, il l'a vendue 3 milliards de dollars en 2006 au géant bancaire suisse UBS, puis la lui a rachetée quelque temps plus tard pour 600 millions de dollars, avant d'ouvrir son capital à des fonds souverains (Chine, Singapour et Abu Dhabi), ainsi qu'aux familles Rothschild et Agnelli. Dans ces deux derniers cas, il s'agit donc d'investisseurs qui font partie de la galaxie d'affaires dans laquelle Alain Minc a toujours évolué, et dont Nicolas Sarkozy est lui-même proche.

Selon des sources bancaires auxquelles nous avons eu accès, cette banque BTG Pactual, qui ne jouit pas de la meilleure réputation, a en outre été associée aux tractations auxquelles a donné lieu le projet de vente des avions Rafale au Brésil.

S'il est toujours secret, le projet de Nicolas Sarkozy semble donc d'ores et déjà bien avancé. Et plusieurs personnalités du monde français des affaires ont été approchées – nous en avons obtenu plusieurs confirmations. À notre connaissance, le projet n'a pour l'instant été évoqué que dans ses grandes lignes, sans que Nicolas Sarkozy ne parle encore précisément des montants d'investissement qu'il aimerait obtenir de chacun de ses amis. Nous avons ainsi obtenu confirmation que Vincent Bolloré a été mis dans la confidence. Il semble aussi que Paul Desmarais, le multimilliardaire canadien qui figure parmi les amis de Nicolas Sarkozy et qui est actionnaire de Total ou encore de GDF Suez, aux côtés du milliardaire belge, Albert Frère, ait été informé du projet, sans que nous sachions s'il compte investir dans le projet de son ami.

Selon une source qui avait eu vent du projet, René Ricol, l’ancien commissaire à l’investissement, y serait aussi impliqué. Ce dernier, toutefois, le dément et a assuré à Mediapart qu’il n’en était même pas informé. Aux dirigeants du fonds de Singapour, Nicolas Sarkozy a peut-être, par ailleurs, avancé un peu trop vite le nom de Stéphane Courbit, car selon nos informations l'intéressé, qui est pris dans les turbulences judiciaires du scandale Bettencourt, n'a pas le sou pour investir dans un tel projet, lui qui a déjà peine à rembourser ses dettes.

Le choix de l'implantation à Londres

Mais ce n'est naturellement pas ce type de défaillances qui va constituer pour Nicolas Sarkozy la principale difficulté de son entreprise. Quand il confirmera son projet, il sera surtout confronté à une controverse sur les conflits d'intérêts potentiels auxquels il risque de s'exposer.

Car comme chef de l'État, de 2007 à 2012, il a pesé sur un nombre considérable de décisions et joué de son influence pour faire aboutir de nombreux marchés, en France comme à l'étranger. Du projet de vente des Rafales au Brésil jusqu'à celui d'acquisition d'Avtovaz (Lada) par Renault en Russie, il a été à la manœuvre sur de nombreux fronts. Et en France, nombre de ces décisions ont avantagé quelques-uns de ses richissimes amis du capitalisme du Fouquet's. Pour ne citer que cet exemple, la privatisation de GDF au profit de Suez a grandement profité à Albert Frère ou Paul Desmarais. La liste définitive des investisseurs amis de Nicolas Sarkozy pourrait faire polémique.

Et puis, il y a une dernière disposition du projet qui risque d'alimenter aussi une vive controverse : dans les premières ébauches de son projet, dont nous avons pu prendre connaissance, Nicolas Sarkozy avait effectivement envisagé d'implanter son fonds d'investissement à Londres. Y avait-il songé pour des raisons fiscales ? Ou bien parce que la réputation de la City convenait mieux pour un fonds d'investissement ? Dans tous les cas de figure, si le projet d’implantation est maintenu, cela déclenchera une tempête proche de celle soulevée par Gérard Depardieu mais à la puissance mille car le choix apparaît invraisemblable de la part d'un ancien chef de l'État, qui siège de surcroît toujours au Conseil constitutionnel.

Le projet va donc soulever un débat très vif. D’autant que le Code pénal établit des règles très strictes auxquelles les fonctionnaires sont astreints en cas de « pantouflage », pour interdire toute prise illégale d'intérêt. Alors, sans même parler d'éthique, pourrait-on concevoir qu'un ancien président de la République puisse s'exonérer de ces mêmes règles ?

Reste enfin une dernière inconnue : si Nicolas Sarkozy va au-delà de ces contacts exploratoires – ce qui ne semble pas encore définitivement tranché – et dépose effectivement les statuts de la société qu'il veut créer, quel sera son degré d'implication dans ce fonds d'investissement, s'il voit bien le jour ? La question est effectivement décisive. Car, de la réponse qu'y apportera l'ancien chef de l'État découlera son avenir. On saura alors si Nicolas Sarkozy (dont nous avons cherché à joindre le conseil, Me Herzog, mais sans obtenir de réponse) sort ou non définitivement de la vie politique.

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