La régulation financière européenne se hâte lentement

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La décision brutale de l'autorité allemande de régulation des marchés financiers BaFin sur les ventes à découvert à nu illustre à quel point la régulation financière dans l'Union européenne est un chantier qui peine à sortir de terre.

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C'est l'éléphant dans le magasin de porcelaine. La décision unilatérale de l'autorité allemande de surveillance des marchés financiers, la BaFin, d'interdire les ventes à découvert, dites «à nu», sur certains produits n'a pas seulement provoqué une nouvelle déroute sur les bourses mondiales. Cette mesure, prise à la demande de Berlin et pour des motifs de politique intérieure, a mis une nouvelle fois en évidence la cacophonie régnant au sein de la zone euro, l'incapacité des gouvernements à se comprendre et à se parler. Et elle souligne l'urgence de la mise de la mise en œuvre du processus dit Larosière de renforcement d'un cadre européen de régulation financière, tout en marquant les limites. On mesure également le prix des années d'inaction depuis la création de l'euro.