Coup de force et coups tordus à la Caisse des dépôts

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Appuyé par le secrétaire général de l'Élysée, Henri Emmanuelli, qui préside la commission de surveillance de la Caisse des dépôts, cherche à déstabiliser Pierre-René Lemas, qui en est le directeur général. Campagne de calomnies dans la presse, tentative d’obstruction des délibérations de la commission : dans cette bataille, tous les coups semblent permis.

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C’est une histoire microscopique mais sans précédent dans l’histoire de la République et sans doute très révélatrice du climat glauque qui prévaut dans les sommets de l’État, en cette fin crépusculaire du quinquennat socialiste : l’actuel secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet, et surtout le président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le socialiste Henri Emmanuelli, cherchent, pour d’obscures raisons, à déstabiliser le patron de la puissante institution financière, Pierre-René Lemas. Campagne de calomnies anonymes dans la presse, tentative d’obstruction des délibérations prises par la commission de surveillance : la bataille a pris une telle tournure qu’elle menace de plonger la Caisse tout entière dans la crise.