Les investisseurs réduisent leur exposition aux banques françaises

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Les traders n'accordent souvent à la Société générale ou BNP Paribas plus de prêts, si ce n'est pour une semaine ou moins et encore à des taux renchéris.

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Les banques, les courtiers et les institutions financières américaines craignent la contagion, écrit le New York Times: après la décision en août de ne pas refinancer quelque 50 milliards de dollars de dette émise par les banques européennes, Legg Mason ne devrait pas renouveler, jeudi, son prêt de 225 millions de dollars à BNP Paribas. Les traders, poursuit le quotidien américain, n'accordent souvent à la Société générale ou BNP Paribas plus de prêts, si ce n'est pour une semaine ou moins et encore à des taux renchéris. Non que l'économie française soit près de sombrer, du moins immédiatement, mais, explique un courtier de JPMorgan Chase, «les actionnaires sont inquiets de ce qu'ils ont lu sur les banques françaises».