Le dernier conseil surréaliste des Caisses d'épargne

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Le conseil d'administration des Caisses d'épargne de ce jeudi 19 février était important. Il devait arrêter les comptes et définir les derniers tracés de la fusion avec les Banques populaires. Certains représentants de l'Ecureuil, pas décidés à se passer d'un pouvoir si chèrement acquis, le transformèrent en lieu de résistance contre l'entrée de l'Etat au capital. Cela dura cinq heures. A 19 heures, les présidents des Caisses d'épargne et des Banques populaires se faisaient dicter leurs conditions de fusion à l'Elysée. Récit.

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Ce fut un conseil d'administration étrange. «Surréaliste», selon certains témoins. En se réunissant jeudi, les administrateurs de la Caisse nationale des Caisses d'épargne savaient que le moment était important, historique presque. Il fallait arrêter les comptes de l'exercice 2008 où, pour la première fois de son existence, l'Ecureuil serait en perte. Il fallait aussi avancer dans la fusion entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires. En dépit de la volonté de l'Elysée d'annoncer la fusion avec les Banques populaires le 26 février, de nombreuses questions restaient en suspens. Notamment la présence ou non du Crédit foncier et du pôle de promotion immobilière Nexity dans le nouvel ensemble.