L'Islande teste la reprise sans austérité carabinée

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En pleine crise, Reykjavik n'a pas volé au secours de ses banques, qui ont donc fait faillite. Depuis, l'économie islandaise est repartie, et fait mieux que bon nombre de pays européens englués dans l'austérité. Suite de notre série d'enquêtes à Reykjavik.

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Envoyé spécial à Reykjavik.
Impossible de le rater dans les rues de Reykjavik, tant le chantier est énorme, et détonne dans une capitale à l'architecture basse: une cathédrale de béton noir et de verre, recouverte d'alvéoles réfléchissantes, est en cours d'assemblage face à la mer. Le Harpa, imaginé par l'artiste vedette danois Olafur Eliasson, servira tout à la fois de salle d'opéra et de palais des congrès pour l'Islande. Malgré des craintes annonçant à plusieurs reprises l'arrêt des opérations, le bâtiment sera finalement bien inauguré, le 4 mai prochain. Après l'effondrement bancaire de l'île, en octobre 2008, le groupe Portus, l'investisseur privé qui portait ce projet estimé à l'origine à 12 milliards de couronnes (74 millions d'euros), a dû appeler le gouvernement et la mairie de Reykjavik à l'aide pour que le chantier se poursuive. L'exécutif n'a pas bronché et ce fleuron architectural va donc voir le jour. Mais où est donc passée la crise islandaise?