La fonction publique se mobilise face à «l’urgence sociale»

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Tarbes (Hautes-Pyrénées), de notre envoyé spécial. - « Nous, notre travail, c'est d'aider les gens qui sortent de prison à se réinsérer. Idéalement, il faudrait que l'on suive entre 40 et 60 personnes, on est à 130, parce que le nombre de mesures explose. Et derrière, pour bien bosser, on aurait besoin d'un Pôle emploi opérant, de lits en psychiatrie, tout simplement de services publics qui ont les moyens de fonctionner… » En quelques mots, Éloïse, travailleuse sociale au service Insertion probation de l'administration pénitentiaire, représentante CGT, résume un sentiment très présent ce matin dans le cortège tarbais. Celui d'être compressé de toutes parts. De devoir courir d'un front à l'autre. De voir « la qualité de l'emploi » et celle des services publics se « dégrader » quasiment à vue d'œil.