La SNCF désarticulée depuis vingt ans au nom de la concurrence

Par

L’ouverture à la concurrence est censée résoudre tous les maux de la SNCF. Mais elle a déjà désorganisé le système ferroviaire et mené à l’abandon de tout service public, à commencer par des tarifs lisibles et équitables. La réforme envisagée marque le point d’achèvement de cette désintégration.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quatre pages, huit têtes de chapitre. L’explication de la pauvreté, en termes de contenu, du projet de loi d’habilitation prévoyant de réformer la SNCF par ordonnances tient peut-être à cela : la conviction du gouvernement que l’État ne saurait avoir une vision, un projet. Il doit se contenter de lever les barrières pouvant faire obstacle à l’ouverture à la concurrence prévue dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire adopté en 2016 par l’Europe. Pour le reste, les forces de marché pourvoiront à tout. Elles seront capables de redessiner le système ferroviaire idéal pour tout le territoire et pour tous les habitants.