Le secret fiscal vers les oubliettes suisses

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Sous la pression des États-Unis, du G20 et de l'Union européenne, la Suisse évolue sur un point-clé de la lutte contre l'évasion fiscale : le lobby bancaire et le gouvernement admettent désormais que le pays pourrait accepter l'échange automatique d'informations bancaires. Et donc la mise à bas inéluctable de son secret fiscal.

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En Suisse, il était il y a quelques jours encore considéré comme le tabou ultime. Pourtant, l’échange automatique d’informations bancaires a de très bonnes chances de s’imposer dans ce qui fut le plus farouche bastion du secret fiscal. Une révolution discrètement actée ce week-end par le dirigeant du lobby bancaire, Patrick Odier, président de l’Association suisse des banquiers (ASB). Dans une interview au journal NZZ am Sonntag, il a reconnu que si le principe de l’échange automatique devenait un standard reconnu internationalement, « nous pourrons nous adapter ».