L'Etat distribue des stock-options à GDF Suez

Par

Après une semaine de scandales sur les rémunérations des patrons, Nicolas Sarkozy s'est refusé, mardi, à évoquer une loi pour encadrer primes, bonus et stock-options. Sa majorité promettait pourtant une loi pour éviter les dérives. Le gouvernement a-t-il vraiment envie d'intervenir sur cette question? Dans les conseils d'administration où il siège, comme celui de GDF-Suez, il laisse faire. C'est ce qui ressort d'un document dont Mediapart a eu connaissance. Avec le feu vert de l'Etat, le PDG de la société, Gérard Mestrallet, s'est vu attribuer 830.000 stock-options (valeur estimée: 7,7 millions d'euros!), et le vice-président et directeur général délégué, Jean-François Cirelli, 300.000.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Après une semaine de polémiques et de scandales à répétition sur les rémunérations des patrons, le discours de Nicolas Sarkozy, mardi 24 mars, à Saint-Quentin (Aisne), était des plus attendus. Quelle action allait prôner le président de la République pour mettre fin aux dérives? Les députés de la majorité, emmenés par Xavier Bertrand lui-même, demandaient une loi, si le Medef ne prenait pas des dispositions d'ici au 31 mars. Christian Estrosi, conseiller politique de l'UMP, se déclarait favorable à une limitation mensuelle de 40.000 euros pour les salaires des patrons. Plus nuancé, le ministre du budget, Eric Woerth, évoquait la piste d'un encadrement, de nouvelles règles. Et bien, rien de tout cela.