Après une semaine de polémiques et de scandales à répétition sur les rémunérations des patrons, le discours de Nicolas Sarkozy, mardi 24 mars, à Saint-Quentin (Aisne), était des plus attendus. Quelle action allait prôner le président de la République pour mettre fin aux dérives? Les députés de la majorité, emmenés par Xavier Bertrand lui-même, demandaient une loi, si le Medef ne prenait pas des dispositions d'ici au 31 mars. Christian Estrosi, conseiller politique de l'UMP, se déclarait favorable à une limitation mensuelle de 40.000 euros pour les salaires des patrons. Plus nuancé, le ministre du budget, Eric Woerth, évoquait la piste d'un encadrement, de nouvelles règles. Et bien, rien de tout cela.